
Les quatre niveaux d’interopérabilité
| Niveau | Question posée | En pratique |
|---|---|---|
| Technique | Les systèmes peuvent-ils se joindre ? | Transport HTTPS, authentification, disponibilité. |
| Syntaxique | Lisent-ils le même format ? | JSON ou XML, ressources FHIR, messages HL7 v2 ou CDA. |
| Sémantique | Donnent-ils le même sens aux données ? | Terminologies partagées : CIM-10, LOINC, SNOMED CT, nomenclatures de l’ANS. |
| Organisationnel | Les usages et responsabilités sont-ils alignés ? | Consentement, rôles, circuits de validation, traçabilité. |
La plupart des projets qui échouent ont réglé le niveau technique et oublié le niveau sémantique : les données arrivent, mais personne ne peut s’y fier.
Le cadre national : ce que demande l’ANS
L’Agence du numérique en santé (ANS) publie la doctrine du numérique en santé et le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS). Ce cadre décrit les standards à employer pour chaque type d’échange : documents, rendez-vous, annuaires, identité.
- L’identité nationale de santé, qui garantit qu’un document se rattache au bon patient.
- Les annuaires nationaux (RPPS, FINESS), consultables en FHIR.
- La messagerie sécurisée de santé pour les échanges entre professionnels.
- Le DMP et Mon espace santé pour le partage avec le patient.
- L’authentification par Pro Santé Connect.
Rendre son logiciel interopérable, étape par étape
- Cartographier les échangesQuelles données sortent de votre logiciel, lesquelles doivent y entrer, et pour quel usage clinique.
- Choisir les standardsFHIR pour les nouveaux échanges, CDA pour les documents, terminologies nationales pour le sens.
- Fiabiliser l’identitéRattacher chaque donnée à un patient identifié sans ambiguïté, puis à un professionnel authentifié.
- Encadrer l’accèsConsentement, périmètre minimal, traçabilité et révocation.
- Tester sur données fictivesJamais de données réelles avant validation complète.
Un hub plutôt que des connexions point à point
Connecter dix logiciels deux à deux demande quarante-cinq interfaces. Avec un hub, chacun n’en développe qu’une. C’est le principe de Thérapéo Connect : vous vous raccordez une fois, et vos flux rejoignent le parcours de soins coordonné du patient (praticiens, équipes de coordination, patient lui-même).
Découvrez comment fonctionne ce raccordement sur la page API santé pour éditeurs.
Statut chez Thérapéo Connect
Ce qui est disponible aujourd’hui, et ce qui ne l’est pas encore.
Questions fréquentes
L’interopérabilité est-elle obligatoire pour un éditeur ?
Plusieurs briques le sont dans les faits : l’INS pour référencer les données de santé, et les exigences du Ségur du numérique pour les logiciels qui souhaitent être référencés et financés. Le reste dépend de votre marché.
Quelle différence entre interopérabilité syntaxique et sémantique ?
La syntaxe garantit que le message est lisible (le format) ; la sémantique garantit qu’il est compris de la même façon (le sens des codes et des valeurs). Une date ou un code de diagnostic mal interprété est un risque clinique.
Où trouver les référentiels officiels ?
Sur le site de l’Agence du numérique en santé, qui publie le CI-SIS, la doctrine du numérique en santé et les guides d’implémentation, ainsi que sur le serveur multi-terminologies pour les nomenclatures.










